Backori est désormais disponible gratuitement sur iPhone, iPad et Android. L’application propose de sauvegarder rapidement un lien, un texte ou une image, puis de faire revenir d’anciennes trouvailles avant qu’elles ne disparaissent au fond d’une liste de favoris. Sa différence ne réside donc pas seulement dans la collecte, mais dans la redécouverte.

La version 1.0 choisit une approche locale : aucun compte, aucune synchronisation cloud, aucune publicité, aucun SDK de mesure d’audience et aucune intelligence artificielle. Les éléments enregistrés restent dans la base privée de l’application sur l’appareil.

Note de transparence : Backori est développée par Renaud Baivier et éditée sous la marque Les Forgerons, qui publie également ce site. Cet article s’appuie sur les fiches publiques des stores et décrit aussi les limites actuelles du produit.

La réponse rapide

QuestionRéponse
Où télécharger Backori ?Sur l’App Store pour iPhone et iPad, et sur Google Play pour Android.
Combien coûte l’application ?Backori 1.0 est gratuite.
Que peut-on enregistrer ?Des liens, du texte et une image partagée depuis une application compatible.
Faut-il créer un compte ?Non. La V1 fonctionne sans compte ni serveur Backori.
Les données sont-elles synchronisées ?Non. Elles restent sur chaque appareil et ne sont pas synchronisées dans le cloud.
À quoi sert « À redécouvrir » ?À présenter d’anciennes sauvegardes pour les ouvrir, les reporter, les terminer ou les écarter.

Le problème des favoris que l’on ne revoit jamais

Navigateurs, réseaux sociaux, messageries et applications vidéo possèdent tous leur propre bouton d’enregistrement. Cette abondance résout la capture immédiate, mais crée plusieurs silos. Un article rejoint les favoris du navigateur, une recette reste dans un réseau social et une idée finit dans une capture d’écran. Quelques semaines plus tard, retrouver l’élément exige de se souvenir de l’application qui l’héberge.

Backori rassemble ces contenus dans une bibliothèque volontairement simple. Depuis l’application, il est possible d’ajouter une URL ou du texte. Depuis la feuille de partage d’iOS ou le menu de partage Android, l’application accepte un lien, un texte ou une image provenant d’une autre application compatible.

Chaque sauvegarde rejoint une catégorie courte comme lire, regarder, essayer ou acheter. La bibliothèque fournit ensuite une recherche locale et des filtres. Backori ne cherche pas à reproduire un gestionnaire documentaire complet avec dossiers imbriqués, annotations collaboratives et dizaines de propriétés.

« À redécouvrir » constitue la vraie proposition

Une liste de lecture traditionnelle suppose que l’utilisateur pense à revenir. Backori inverse partiellement cette logique. L’écran À redécouvrir sélectionne une petite session d’éléments anciens et demande ce qu’il faut en faire maintenant.

Un contenu peut être ouvert, marqué comme terminé, repoussé à plus tard ou supprimé. L’application évite de représenter immédiatement le même élément et favorise les sauvegardes plus anciennes, tout en conservant une part de variété entre les catégories. Une session reste courte afin de ne pas transformer le rattrapage en nouvelle file interminable.

Cette mécanique est adaptée aux contenus dont la valeur ne dépend pas d’une date exacte : article de fond, recette, idée d’achat, film ou projet à essayer. Elle convient moins à un billet de train, une promotion limitée ou une tâche avec une échéance stricte. Backori n’est pas un calendrier ni un gestionnaire de tâches.

Des rappels locaux, sans notifications distantes

L’utilisateur peut activer des rappels quotidiens, plusieurs fois par semaine ou hebdomadaires. Ils sont planifiés localement par le téléphone et servent à remettre une sauvegarde en circulation. Backori ne crée pas de profil distant et ne s’inscrit pas à un service de notifications push propre à l’éditeur.

Ce choix réduit les données transmises, mais dépend des règles d’iOS et d’Android. Les modes d’économie d’énergie, les autorisations ou les politiques du constructeur peuvent retarder une notification. Le rappel doit être considéré comme une invitation calme à ouvrir l’application, pas comme une alarme garantie à la minute.

Ce que signifie réellement « local-first »

Les liens, textes, catégories, images et préférences sont conservés dans le stockage privé de Backori. Les images reçues depuis une autre application sont copiées localement pour rester disponibles après la fin du partage. D’après la politique publiée, Les Forgerons ne reçoit ni les contenus sauvegardés ni l’historique d’utilisation.

L’absence de compte, de publicité, de suivi entre applications et d’IA rend le fonctionnement plus lisible. Un lien n’est pas envoyé à un service distant pour générer automatiquement un résumé ou une miniature. Lorsque l’utilisateur l’ouvre, il est transmis au navigateur ou à l’application externe concernée, qui applique alors ses propres règles de confidentialité.

Cette architecture possède un revers important : Backori 1.0 ne propose ni sauvegarde, ni export, ni synchronisation entre appareils. Supprimer l’application, effacer ses données ou perdre le téléphone peut donc faire disparaître la bibliothèque en l’absence d’une sauvegarde générale de l’appareil. Il ne faut pas en faire l’unique dépôt d’une information irremplaçable.

Une V1 volontairement concentrée

Backori accepte un seul contenu compatible par opération de partage. Une image doit être envoyée depuis une autre application ; la V1 ne propose pas de sélecteur d’images dans son formulaire manuel. Les liens restent présentés sobrement et l’application ne remplace pas un service de lecture différée doté d’un mode article, d’annotations ou d’une archive web.

Ces limites rendent le produit moins adapté à une base de connaissances professionnelle ou à une bibliothèque partagée. Elles maintiennent en revanche un parcours court : partager, choisir une catégorie, enregistrer, puis décider plus tard.

L’application est proposée en français et en anglais, avec un thème clair, sombre ou aligné sur le système. La fiche Apple annonce iOS 16.4 au minimum et une compatibilité iPhone/iPad. La fiche Google Play fournit la version Android depuis le même lien de téléchargement public.

À qui Backori peut être utile ?

Backori correspond surtout aux personnes qui enregistrent beaucoup mais consultent peu leurs listes. Elle peut réunir des articles à lire, films à voir, produits à comparer et idées à tester sans imposer un classement complexe. Son absence de compte intéressera aussi ceux qui préfèrent conserver cette collection sur leur téléphone.

Les utilisateurs qui travaillent sur plusieurs appareils, veulent partager une bibliothèque en famille ou exigent une sauvegarde automatique devront attendre une évolution ou choisir un service synchronisé. Le local-first est ici une décision de confidentialité et de simplicité, pas une promesse de disponibilité universelle.

Backori ne cherche pas à améliorer le bouton « Enregistrer », mais le moment qui vient après. Sa V1 transforme une archive passive en petite sélection à traiter, avec une expérience gratuite et privée. Sa prochaine étape la plus importante sera de préserver cette simplicité tout en offrant un moyen explicite de sauvegarder ou d’exporter les données.